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BRETAGNE & Langues

Langues

La Bretagne est composée historiquement de deux aires linguistiques : la Basse-Bretagne ou Breizh Izel à l'ouest (Finistère, ouest du Morbihan et des Côtes-d'Armor, et l'enclave du Bourg-de-Batz en Loire-Atlantique) où l'on parlait une langue d'origine brittonique (apparentée au gallois et au cornique) connue sous le terme de breton ou brezhoneg, et la Haute-Bretagne ou Breizh Uhel à l'est (Ille-et-Vilaine, Côtes-d'Armor est, Loire-Atlantique) où l'on parlait des dialectes romans (langues d'oïl) connus sous le nom de gallo. Le français est également parlé en Bretagne par les élites depuis la fin du Moyen Âge, puis petit à petit en Haute Bretagne, où il bénéficie de sa parenté avec le gallo.

Comme beaucoup de langues régionales, elles ont perdu un grand nombre de locuteurs, suite à l'apprentissage massif du français et au déniement de leur interêt (via l'Education Nationale, l'Église et tous les représentants de l'État français), surtout à partir de la fin du XIXe siècle. Mais le breton s'est réveillé après la Seconde Guerre mondiale avec un souffle important dans les années 1970, et les défenseurs du gallo commencent à se faire entendre dans les années 1990.

Bien que le nombre de locuteurs de langue maternelle tende à baisser, le breton est la troisième langue celtique parlée au monde, après le gallois et l'irlandais (gaélique). Les effectifs pondérés que fournit l'enquête Étude de l'histoire familiale menée par l'INSEE en 1999 sont de plus de 260 000 bretonnants (ou « brittophones ») de plus de 18 ans sur les 5 départements bretons (et 295 000 sur l'ensemble de l'hexagone). S'y ajoutent notamment les effectifs des écoles bilingues qui se montent à 10 406 élèves à la rentrée 2005, ou encore les élèves suivant des cours de breton dans les établissements publics du primaire (plus de 7 600 en 2002/2003) ou du secondaire (plus de 8 000 en 2002/2003). Fanch Broudic, à partir d'un sondage TMO de 1997, note : « On observe tout d'abord que le pourcentage des 15-19 ans est infime (0,5%). La catégorie des 20-39 ans ne compte que pour 5%. Au total, au-dessous de 40 ans, il n'y a plus que 13 000 personnes qui puissent parler le breton.»

Récemment, le breton apparaît même dans la vie publique sous les traits des panneaux de signalisation bilingues qui parsèment les routes de la région. Grâce au travail de l'Office de la langue bretonne (Ofis ar Brezhoneg) une carte routière de la Bretagne a été éditée en 2003, avec les noms de lieux en breton .

 

Source Wikipédia



04/11/2006

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